Rechercher
  • Nathalie Darmon

Les Dys et difficultés d'apprentissage.

Mis à jour : juin 26

Les enfants ne savent pas mettre de mots sur leurs difficultés d'apprentissage. Il peut s'agir d'une simple gêne, créant un simple ralentissement ou une fatigue, mais parfois, la démotivation et le découragement s'installent, et peuvent entraîner un réel échec scolaire avec déplaisir d'apprendre et évitement, et cela, même chez des enfants très intelligents. Les troubles d'apprentissage sont complexes, car il y a intrication de divers facteurs : médical, sensoriel (vue, audition, motricité), affectif, méthode d'apprentissage, culturel etc. L'enfant est un être en développement, encore malléable, qui compense et s'adapte souvent naturellement, parfois avec réussite et parfois à ses dépens. Schématiquement, l'intelligence utilise une boite à outils pour effectuer certaines tâches scolaires ou quotidiennes. Ces "outils" sont parfois gênés ou bien sur ou sous investis. Chaque tâche nécessite en général plusieurs outils simultanément ou séquentiellement. On parle d'ailleurs de troubles instrumentaux. Ces outils sont, brièvement : en input : la perception visuelle ou auditive, l'attention/concentration et la compréhension de consignes. en intégration/storage : la mémoire, à court ou à long terme, visuelle ou auditive, la logique verbale et non verbale, la planification, l'organisation spatiale et temporelle. en output : l'expression verbale, coordination visuo-motrice, gestion du stress, anxiété. Le moteur de l'apprentissage reste psycho-affectif, le désir d'apprendre, la motivation et la confiance en soi. Ce qui doit alerter :

Autour du langage : dysphasies/dyslexies/dysorthographie : • troubles du langage parlé ou écrit • troubles de la lecture • difficultés dans l’acquisition des règles de grammaire et d’orthographe • difficultés dans la compréhension des textes, à l’oral comme à l’écrit • Toutes les matières scolaires en général sont affectées, du fait de l’importance de la langue Les mathématiques : dyscalculies • L’enfant n’acquiert pas ou mal, la notion de nombre, ne comprend pas les systèmes numériques • ignore tout de la logique arithmétique. • il continue à compter sur ses doigts, même en dessous de 10. • il ne peut classer une suite de nombres du plus petit au plus grand. • il a du mal à évaluer de petites quantités d’un simple regard. Les acquisitions motrices (TAC ou dyspraxies, dysgraphies) : • L'habillage, les lacets, • l'évitement des jeux collectifs à la récréation • Des problèmes de passage à l’écrit, d’écriture • Un geste graphique crispé • Une écriture irrégulière • Des copies raturées • Un travail brouillon • Un manque d’organisation • Il tombe souvent. • Il se cogne. • Il fait tout tomber autour de lui. • Il donne des coups involontaires aux autres. le trouble d’hyperactivité avec ou sans déficit de l’attention (THADA) : • soit une agitation motrice permanente et difficile à contrôler, l’hyperactivité, • soit des difficultés attentionnelles majeures, le déficit d’attention. • soit une association de ces deux symptômes, une impulsivité comportementale et cognitive • face à une consigne, l’enfant se précipite sans réfléchir • des troubles du repérage temporel et chronologique • C’est un enfant vite distrait. Le moindre petit stimulus extérieur le perturbe. • Il passe rapidement des rires aux larmes sans raison. • Un enfant souvent seul, qui n’arrive pas à se faire d’amis • Une image de soi de plus en plus négative (« Je suis nul ! ») Beaucoup de difficultés sont souvent mal comprises, car masquées ou compensées, et du coup classées d'ordre comportemental ou psycho-affectif. "La motivation fait naître la compétence et la réussite l'entretien". C'est pour cela qu'il ne faut pas laisser s'installer certains obstacles cognitifs ou affectifs. Article du haut conseil de la santé publique (HAS) : "Les troubles d’apprentissage sont le prélude à des échecs scolaires parfois irrémédiables, responsables d’une insertion sociale impossible. Pourtant une telle situation peut être évitée si les difficultés rencontrées par les enfants dès l’âge préscolaire sont identifiées et prises en charge précocement et de façon adaptée. En effet, les troubles d’apprentissage peuvent être grandement améliorés par des mesures préventives ou rééducatives appropriées. Ces troubles, bien reconnus de façon relativement récente par les professionnels spécialisés, sont méconnus d’une large partie des professionnels chargés de la santé et de l’éducation, et du grand public.


Toutes les difficultés d'apprentissage ne sont pas citées dans cet article.

L'important est d'en discuter avec les enseignants, de demander un avis auprès d'un psychologue qui vous conseillera si cela s’avère pertinent, un bilan cognitif ou didactique pour dépister si votre enfant a des difficultés qui le gêne vraiment dans ses apprentissages et son quotidien. Auquel cas, il proposera des séances de rééducations et des aménagements pour l'aider en classe et aux examens.


44 vues